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ZARI AGRI · Marchés des matières premières agricoles

Marché du sucre en Afrique de l’Ouest : production, consommation et importations

Sources vérifiées le 29 octobre 2026

Sommaire
  1. 1. Comparer des données de même nature
  2. 2. Production et consommation : quatre situations
  3. 3. Importations de sucre blanc : quantités et valeurs
  4. 4. Fournisseurs de sucre brésilien et évolution de la demande
  5. 5. Prix du sucre blanc à la tonne : comparer le coût rendu
  6. 6. Réglementation et cahier des charges
  7. 7. Que surveiller pour évaluer le marché ?
  8. Méthode et limites
  9. Sources et vérification
Illustration de canne à sucre, de sucre blanc, d’une usine et d’un port commercial
Illustration éditoriale générée par IA ; elle ne représente aucun port ni aucune usine en particulier.

L’Afrique de l’Ouest constitue un marché important pour l’importation de sucre, avec des structures très différentes selon les pays. La Côte d’Ivoire produit l’essentiel de ses besoins estimés, le Sénégal et le Mali en couvrent une partie notable, tandis que le Nigeria associe raffinage et forte dépendance au sucre brut importé. Pour acheter du sucre blanc en gros, la population et le volume des importations ne suffisent donc pas à identifier un débouché accessible.

Cette analyse rapproche production, demande, commerce déclaré et conditions d’achat. Pour préparer une demande commerciale, consultez la page import-export de sucre blanc de ZARI en précisant produit, tonnage, destination et période d’expédition.

1. Comparer des données de même nature

Le tableau du commerce utilise l’année civile 2024 ; les chiffres de production et de besoins conservent leur année ou campagne propre. Leur addition ne donnerait pas un total régional pour 2026. Produire du sucre à partir de canne locale, raffiner du brut importé et conditionner du sucre blanc importé sont trois activités distinctes. Une capacité industrielle installée n’est pas une production réalisée.

Les importations brutes peuvent alimenter des stocks ou être réexportées. L’offre locale combine production, importations, exportations et variations de stocks ; les usages alimentaires, non alimentaires et les pertes doivent ensuite être distingués. Les tonnes de canne, de sucre et d’équivalent sucre brut ne sont pas interchangeables. [16]

2. Production et consommation : quatre situations

Pays et périodeProduction locale de sucre (t)Consommation ou besoins (t)Couverture locale
Nigeria · prévision 2026/27105,0001 800 000 de consommation humaine5.8%
Côte d’Ivoire · 2024212,034240 000 de besoins estimés88.3%
Sénégal · référence de juillet 2026≈140,000300 000 annualisées à partir de 25 000/mois≈46.7%
Mali · prévision 2025/26≈120,000≈353 000 déduites d’une couverture de 34 %≈34%

Les ratios résultent des chiffres présentés. Pour le Sénégal, 300 000 tonnes constituent une annualisation de 25 000 tonnes mensuelles. Pour le Mali, le besoin approximatif résulte de 120 000 ÷ 0,34. Ce ne sont pas deux séries indépendantes de consommation annuelle, ni un classement harmonisé pour une année unique. [1][2][3][4]

Quelle part des besoins couvre la production locale ?
Ratios indicatifs · Périodes différentes, sans classement annuel harmonisé · Sources : autorités nationales, APS et USDA. Sénégal annualisé ; Mali : 34 % annoncés.

Nigeria : raffiner ne signifie pas être autosuffisant

Pour 2026/27, l’USDA prévoit 105 000 tonnes produites et 1,8 million de tonnes de consommation humaine. Son bilan prévoit 2 millions de tonnes d’importations de brut et 130 000 tonnes de sucre raffiné exprimées en équivalent brut, soit 2,13 millions au total. Les exportations prévues de 350 000 tonnes expliquent en partie l’écart entre importations et consommation intérieure. Pour l’année civile 2025, le rapport indique 1,7 million de tonnes de brut importé, dont plus de 97 % provenant du Brésil. [1]

Côte d’Ivoire, Sénégal et Mali

La Côte d’Ivoire a produit 212 034 tonnes en 2024 pour des besoins estimés à 240 000 tonnes : l’écart arithmétique atteint 27 966 tonnes. La production a progressé d’environ 6,7 % depuis les quelque 198 650 tonnes de 2015. Le portail officiel décrit quatre unités agro-industrielles exploitées par deux sociétés. Cet écart ne constitue pas automatiquement le volume réellement importé. [2]

La référence sénégalaise implique un déficit théorique d’environ 160 000 tonnes par an. Au Mali, les quelque 120 000 tonnes prévues pour SUKALA et N-SUKALA couvrent environ 34 % des besoins, laissant un besoin non couvert proche de 233 000 tonnes. Il s’agit de calculs indicatifs, pas de commandes d’importation confirmées. [3][4]

D’autres pays possèdent une production locale

Au Burkina Faso, le ministère indiquait environ 30 000 tonnes et 4 000 hectares pour SN-SOSUCO en mars 2023. Au Togo, le portail officiel mentionnait 7 000 à 8 000 tonnes annuelles chez SINTO en septembre 2022. Ces références historiques ne sont pas des résultats de 2026. Au Ghana, le ministère signalait en mars 2025 l’arrêt de Komenda faute de matières premières ; cette déclaration ne prouve pas son état opérationnel en octobre 2026. [6][7][8]

3. Importations de sucre blanc : quantités et valeurs

Le code SH 170199 couvre des sucres solides autres que bruts, dont le sucre blanc. Il ne couvre pas le brut destiné aux raffineries et ne représente pas tout le sucre. Les données sont déclarées par les pays importateurs, partenaire Monde, puis converties en tonnes et millions de dollars. [5][17]

2024 · HS 170199 · WITS / UN Comtrade
MarchéQuantité (tonnes métriques)Valeur (millions USD)
GhanaNon disponible170.93
Sénégal264,28796.98
Burkina Faso307,27176.58
Mali161,74755.80
Bénin118,37448.40
Togo225,02640.71
Côte d’Ivoire45,00030.58
Niger48,328.223.50
Gambie113,44418.55
Liberia23,518.216.62
Cap-Vert15,118.111.62
Importations de sucre sous le code SH 170199 en 2024
Millions USD · Échantillon de 11 marchés disposant de données · Source : WITS / UN Comtrade. Hors sucre brut. Importations et consommation diffèrent.

La quantité totale du Ghana n’était pas disponible dans la comparaison consultée : elle n’a pas été reconstituée à partir d’un prix supposé. Le Nigeria est traité séparément en raison du poids du brut. L’absence de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Sierra Leone dans ce tableau ne signifie pas absence de commerce. Additionner les importations nationales sans corriger les échanges régionaux et les réexportations ne mesure pas les seules entrées extérieures de la région.

4. Fournisseurs de sucre brésilien et évolution de la demande

En 2024, sous le code 170199, le Brésil a fourni 207 282 tonnes au Sénégal, 201 149 au Togo et 257 892 au Burkina Faso, soit 78,4 %, 89,4 % et 83,9 % des quantités importées déclarées. Ces parts concernent un code et une année précis. La France figure aussi parmi les fournisseurs. Une telle concentration peut transmettre les variations de récolte, de fret et de calendrier à plusieurs marchés. [13][14][15]

La demande associe ménages et industries alimentaires. Les perspectives OCDE–FAO prévoient que l’Afrique représentera environ 29 % de la hausse mondiale de la demande de sucre sur 2025–2034. Ce chiffre concerne toute l’Afrique et reste une prévision. La croissance démographique ne garantit pas les ventes d’un importateur : pouvoir d’achat, spécifications et distribution comptent également. [10]

5. Prix du sucre blanc à la tonne : comparer le coût rendu

L’indice FAO du sucre atteignait 114,0 points en septembre 2026, en hausse de 6,1 % sur un mois et de 14,7 % sur un an, selon la publication du 2 octobre. Cet indice n’est ni un prix en dollars par tonne ni une offre rendue Lomé, Dakar ou Abidjan. [11]

Pour comparer des offres de sucre ICUMSA 45 en gros et de sucre blanc brésilien, demandez tonnage métrique, conditionnement, validité, port nommé et conditions convenues. Précisez FOB au port de départ, CFR ou CIF à destination selon le cas. Fret, assurance, manutention, douane, transport intérieur, stockage et financement déterminent le coût rendu. Évitez de compter deux fois une charge déjà incluse ; une valeur unitaire douanière annuelle n’est pas un prix spot.

6. Réglementation et cahier des charges

L’USDA décrit des importations nigérianes de brut liées au programme d’intégration amont et des restrictions sur le raffiné. Le portail ivoirien décrit une protection de la production locale avec des ouvertures exceptionnelles. Le 19 octobre 2026, la RTS a relayé l’annonce sénégalaise d’une suspension des importations à partir de novembre, pour huit à neuf mois envisagés, selon production et besoins. À la date de cet article, la mesure était annoncée pour l’avenir : son application et ses adaptations restent à vérifier avant expédition. [1][2][12]

Une demande d’achat de sucre blanc en gros sur ZARI doit préciser origine, couleur et méthode d’essai, pureté, humidité, granulométrie et emballage, notamment en sacs de 50 kg si souhaité. La désignation ICUMSA 45 doit être étayée par le cahier des charges et les documents d’analyse. Définissez contrôle, échantillonnage, critères d’acceptation, poids net et calendrier. Le Codex CXS 212-1999 est une référence générale qui ne remplace pas les exigences du pays destinataire ou de l’acheteur. [18]

Le SH 1701 est une position plus large. Les classifications récentes distinguent notamment le brut de canne 170114 du sucre non brut 170199. Certaines séries WITS utilisent l’ancien code 170111 : il faut harmoniser les nomenclatures avant de combiner les séries. [17]

7. Que surveiller pour évaluer le marché ?

Réduire la dépendance exige une filière cohérente : canne, irrigation, récolte, transport et extraction. Le raffinage et le conditionnement peuvent croître tout en restant tributaires de matières premières importées. Un approvisionnement industriel régulier nécessite qualité constante, acheteurs réels, financement et accès au marché. Le résumé public de l’ISO éclaire cette structure, mais sa couverture géographique élargie n’est pas utilisée comme total propre à l’Afrique de l’Ouest. [9][10]

Méthode et limites

Sources vérifiées le 29 octobre 2026. Le texte du rapport nigérian mentionne moins de 5 % de production locale, alors que son tableau donne 105 000 ÷ 1 800 000 = 5,8 % ; le calcul du tableau est retenu en signalant cet écart. Les chiffres historiques, prévisions et extrapolations restent identifiés. Aucun total régional de consommation artificiel n’est présenté. Le visuel de couverture est illustratif ; les graphiques reprennent les chiffres sourcés.

Sources et vérification

  1. USDA FAS — Nigeria Sugar Annual, NI2026-0007 (19/03/2026)
  2. Côte d’Ivoire — Portail économique, agroalimentaire (2024)
  3. Mali — Conseil des ministres (13/02/2026)
  4. APS — Sénégal (13/07/2026)
  5. World Bank WITS / UN Comtrade — HS 170199 (2024)
  6. Burkina Faso — Ministère de l’Industrie et du Commerce (20/03/2023)
  7. République togolaise — SINTO (14/09/2022)
  8. Ghana — Ministry of Trade and Industry, Komenda (03/03/2025)
  9. International Sugar Organization — MECAS(25)17
  10. OECD–FAO — Agricultural Outlook 2025–2034
  11. FAO — Sugar Price Index (09/2026; 02/10/2026)
  12. RTS — Sénégal (19/10/2026)
  13. WITS / UN Comtrade — Senegal, HS 170199 (2024)
  14. WITS / UN Comtrade — Togo, HS 170199 (2024)
  15. WITS / UN Comtrade — Burkina Faso, HS 170199 (2024)
  16. FAO — Food Balance Sheets: A Handbook
  17. Japan Customs — Harmonized System, Chapter 17
  18. Codex Alimentarius — CXS 212-1999